Conseil Santé : Le soleil
Rédigé le 10-06-2026
On a tous ce réflexe : sortir la crème solaire au moment de partir en vacances, quand le soleil tape fort et que la plage est au programme. Logique, non ?
Pas tout à fait. Car les dégâts causés par les ultraviolets s'accumulent tout au long de l'année, à chaque exposition, même courte, même nuageuse.
Et ce n'est pas en juillet que la protection commence à être vraiment efficace... c'est maintenant, dès les premiers rayons de printemps. 
Pour comprendre pourquoi se protéger dès les premières expositions est si important, il faut savoir ce qui se passe à l'échelle cellulaire lorsque les rayons ultraviolets atteignent la peau.
Les UV se divisent en deux catégories principales :
Ils agissent sur les couches superficielles de l'épiderme et stimulent la production de mélanine, ce pigment qui donne au teint sa couleur dorée.
Ils ne provoquent pas de rougeur immédiate, ce qui les rend trompeusement inoffensifs.
Ce sont pourtant eux qui détruisent le collagène et l'élastine, provoquent le vieillissement cutané prématuré et, surtout, endommagent directement l'ADN des cellules de façon cumulative tout au long de la vie.
C'est cette accumulation silencieuse, invisible, qui est à l'origine de la grande majorité des cancers cutanés. 
Ce point est fondamental : les dommages causés par les UV ne disparaissent pas entre deux expositions.
Ils s'additionnent, année après année, et le risque de mélanome est directement lié à la dose totale d'UV reçue au cours d'une vie, avec une sensibilité particulière aux expositions intenses de l'enfance et de l'adolescence.
Autre point souvent méconnu : les UV traversent les nuages !!!
Par temps couvert, jusqu'à 80 % du rayonnement UV atteint la surface du sol. Une belle journée de printemps peut délivrer une dose d'UV presque aussi importante qu'un après-midi de plage en été, surtout en altitude, à proximité de l'eau ou sur des surfaces claires qui réfléchissent les rayons. 
La lucite solaire touche environ 15 % de la population, surtout les femmes entre 20 et 40 ans.
Concrètement, ce sont ces petits boutons, ces plaques rouges légèrement surélevées et ces démangeaisons intenses qui apparaissent quelques heures après les premières expositions de la saison, sur le décolleté, les épaules, les bras ou les mains.
Elle est souvent confondue avec une simple allergie alimentaire ou une piqûre d'insecte, ce qui retarde le diagnostic.
La lucite n'est pas une allergie au soleil au sens strict : c'est une réaction anormale du système immunitaire aux UVA. Elle tend à s'améliorer au fil des expositions grâce à "l'endurcissement" progressif de la peau, mais elle réapparaît chaque printemps, dès les premiers rayons, souvent avec la même intensité.
Plusieurs facteurs l'aggravent, et le premier à connaître concerne les médicaments.
Certains traitements sont dits photosensibilisants : ils augmentent la réactivité de la peau aux UV et peuvent déclencher ou amplifier une lucite, parfois de façon spectaculaire.
C'est le cas de certains antibiotiques (tétracyclines, fluoroquinolones), de certains anti-inflammatoires, d'antihypertenseurs, de médicaments contre l'acné, et même de produits en apparence anodins comme le millepertuis ou la spiruline.
Pour prévenir la #lucite, trois approches complémentaires existent :
Le SPF (Sun Protection Factor) est l'indice le plus regardé sur les emballages de crèmes solaires et pourtant l'un des moins bien compris. Faisons le point.
Le SPF mesure uniquement la protection contre les UVB. Un SPF 30 filtre environ 97 % des UVB, un SPF 50 en filtre 98 %. La différence peut sembler minime, mais elle est réelle et significative pour les peaux sensibles, les enfants et les personnes à risque.
La plupart des personnes appliquent entre deux et trois fois moins de produit que la quantité nécessaire pour obtenir la protection indiquée sur l'emballage.
Il faut appliquer une couche généreuse, 20 à 30 minutes avant l'exposition, sur toutes les zones exposées.
Ce label signifie que la protection résiste un certain temps à l'eau, pas qu'elle est permanente.
Ce sont là que les carcinomes et les lésions précancéreuses apparaissent fréquemment.
Se protéger du #soleil, ce n'est pas renoncer à en profiter.
C'est profiter intelligemment, en préservant sa peau aujourd'hui pour qu'elle reste belle et en bonne santé demain.
Votre #pharmacien est là pour vous guider dans le choix de la protection adaptée à votre type de peau, vous informer sur les médicaments photosensibilisants et vous conseiller les bons compléments solaires... dès maintenant, avant le premier rayon un peu trop fort